Solidarité et engagement
À St Jo, nous voulons aider les jeunes à grandir avec cette conviction simple : ils n’existent pas seulement pour eux-mêmes.

Grandir, c’est apprendre à regarder autour de soi. À comprendre que l’on avance aussi grâce aux autres, que l’on peut être touché par une rencontre, enrichi par une réalité différente de la sienne, changé par le regard que l’on porte sur quelqu’un.
C’est aussi découvrir que l’on peut donner de son temps, de son énergie, de ses talents. Que l’on peut être utile. Que l’on peut, à son échelle, prendre sa part de responsabilité dans un monde que l’on voudrait un peu plus juste.
C’est pour cela que la solidarité et l’engagement occupent une place particulière à St Jo. Nous voulons simplement donner aux jeunes des occasions de rencontrer, comprendre, donner et agir.
Rencontrer et agir
L’engagement ne se résume pas à parler de solidarité ou de citoyenneté. Il prend du sens lorsqu’il conduit les élèves à rencontrer des personnes, des situations et des réalités différentes.
À St Jo, cela passe par des projets très concrets : petits-déjeuners solidaires, Course de la Solidarité et missions humanitaires avec Graines de Joie, collectes de jouets pour les enfants de l’APHM, de vêtements ou de produits d’hygiène, cartes de vœux et concerts dans des maisons de retraite, ou encore projet « Créons ensemble » avec l’IME Les Écureuils.
Le tutorat permet aussi de donner de son temps à un autre élève. Dans tous ces projets, l’essentiel n’est pas de multiplier les actions : c’est de faire l’expérience de la rencontre et de découvrir que l’on peut être utile à quelqu’un d’autre.

Prendre sa place et sa responsabilité
S’engager, c’est aussi prendre part à la vie de St Jo. Être délégué, participer au conseil d’établissement, rejoindre le BDE ou porter un projet, c’est apprendre à faire entendre une parole tout en écoutant celle des autres.
Les éco-délégués s’inscrivent dans cette même démarche : comprendre son environnement, proposer, agir et accepter une responsabilité concrète.
Le parcours citoyen en Première, comme les projets menés autour de la mémoire et de l’Histoire, permet de relier les apprentissages à des questions qui continuent de traverser notre société. Les différentes actions éducatives donnent aux élèves l’occasion de se confronter au réel et de réfléchir à ce que signifie être responsable aujourd’hui.

Commencer par regarder autour de soi
L’engagement ne commence pas nécessairement par une grande action. Il peut être beaucoup plus simple, et parfois beaucoup plus difficile : remarquer qu’un camarade est seul, prendre des nouvelles de celui qui n’est pas là, s’inquiéter pour quelqu’un qui semble ne pas aller bien, oser en parler à un adulte, accueillir celui qui arrive.
C’est apprendre à ne pas rester indifférent à ce qui se passe juste à côté de soi. À comprendre que la solidarité n’est pas seulement une affaire de projets : elle se joue aussi dans les relations ordinaires, dans les petits gestes, dans l’attention portée aux autres.
Ces gestes peuvent sembler petits. Ils sont toujours précieux.

Des engagements différents, une même envie d’agir



Il faut parfois du temps
Nous savons bien que ce n’est pas si simple. Il y a les devoirs, les amis, les activités, la fatigue. Il y a parfois le manque d’envie, la peur de ne pas savoir quoi faire, la peur de se prendre un mur.
Et puis il y a les moments où l’on a déjà suffisamment à porter pour ne pas être capable de voir ce que vit quelqu’un d’autre. On peut être déçu, en colère, avoir envie de penser à soi.
Nous ne demandons pas à nos jeunes d’être parfaits. Nous leur demandons de faire un pas.
Parce que l’engagement grandit souvent comme cela : une première rencontre, un projet, quelques heures données, une personne que l’on n’aurait peut-être jamais rencontrée autrement.

Et puis, parfois, quelque chose change.
Ce qui avait commencé parce qu’il fallait participer à un projet, parce qu’un adulte avait proposé, ou même parce que cela pouvait être utile pour un dossier Parcoursup, peut devenir autre chose : une rencontre qui compte, une cause à laquelle on tient, l’envie de continuer, le sentiment d’être utile.
On découvre alors que l’on reçoit aussi beaucoup de ce que l’on donne. On grandit. On se transforme.
Cela peut arriver vite. Ou beaucoup plus tard. Cela peut même ne jamais arriver de la manière que nous avions imaginée.
Mais nous croyons qu’il est important de semer.
Une petite graine, peut-être.
Celle qui dit que l’autre compte. Que nous avons besoin les uns des autres. Que chacun peut, à sa mesure, faire quelque chose.
À St Jo, cette graine, nous l’appelons l’espérance.
Galerie photos